THÉÂTRE PARIS-VILLETTE
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« Ce que je pense ne compte pas, ce qui compte c'est ce que je ne pense pas et qui revient toujours sur moi ».
Jean-Paul Delore



Coproduction / LZD Lézard Dramatique / TNP - Villeurbanne / Oï Futuro
Avec l'aide à la coproduction d'Arcadi et le soutien du Théâtre Paris-Villette
Avec le soutien de / Spedidam / CNT / Institut Français / Fiacre Volet International
En partenariat avec / Délégation Générale de l'Alliance Française du Brésil / Alliance Française de Rio de Janeiro
Avec la participation du DICRéAM Ministère de la culture et de la communication, CNC, CNL
Montage de production en cours
LZD Lézard Dramatique est en convention avec la DRAC Rhône-Alpes et avec la Région Rhône-Alpes.

  






AUTOUR DU SPECTACLE

>> A découvrir au Tarmac, deux autres spectacles de Jean-Paul Delore :
Ster City ( à partir de 10 ans ) 6 > 17 mars
Sans Doute (oratorio électrique) 23 et 24 mars.


Ilda et Nicole fait partie du cycle Les Dernières nouvelles de l'en-delà, initié par Jean-Paul Delore dans le cadre de son programme « Carnets Sud Nord ». Un voyage théâtral, musical, littéraire et plastique, interprétés en français, lingala, zulu, afrikaans, portugais et anglais, par 13 comédiens et musiciens rencontrés ces 10 dernières années à Kinshasa, Lyon, Brazzaville, Maputo, Paris, Rio de Janeiro et Johannesburg. la compagnie LZD-Lézard Dramatique proposent de novembre 2011 à avril 2012 quatres créations : Langues et Lueurs, Ster City, Ilda et Nicole et Sans Doute.



BIOGRAPHIE

JEAN-PAUL DELORE >>




ILDA ET NICOLE
JEAN-PAUL DELORE

mise en scène Jean-Paul Delore, assistante à la mise en scène Eloïsa Brantes, collaboration artistique et costumes Catherine Laval, textes et extraits Mia Couto, Jean-Paul Delore, Hilda Hilst, Fernando Pessoa, musique (samplers) Xavier Garcia, lumières, scénographie Patrick Puéchavy, vidéo Sean Hart, traduction Olive Delore, régie lumière Karine Hébrard, régie son Frédéric Minière, projections Guillaume Junot, avec Xavier Garcia, Assucena Manjate, Simone Mazzer, Dieudonné Niangouna.


Ilda est morte quand elle avait douze ans et vit désormais dans le corps de Nicole, femme adulte…

C'est à Maputo, au Mozambique, que j'ai imaginé ce souvenir, argument principal pour la réalisation et l'écriture d'Ilda et Nicole, sous l'influence du dialogue quasi permanent qui existe là-bas entre la vie et la mort. Une préoccupation que l'on retrouve aussi très fortement chez les trois acteurs présents sur le plateau de ce spectacle : dans la violence sourde du jeu de l'acteur congolais Dieudonné Niangouna, chez la jeune comédienne et danseuse mozambicaine Assucena Manjate, dans les chants imprégnés de blues brésilien de l'actrice/chanteuse Simone Mazzer.

Et puis l'écriture s'est poursuivie à Rio de Janeiro, reliée par un pont imaginaire laissé en héritage par la colonisation portugaise à Maputo. L'Histoire dans ces deux grandes villes tournées vers le large aux identités plurielles, lentement complexes, continue de jouer sa partition brutale et sensuelle… Dans la fable Ilda et Nicole, peut-être faut-il voir la tentative d'une libre importation des influences délicates de la Saudade brésilienne et mozambicaine.

J'ai emporté avec moi l'inquiétude des « visages superposés » du vidéaste Sean Hart, les corps bandés ou « rematiérés » en métal et végétaux de la plasticienne Catherine Laval, les chuchotements électroniques et baroques du compositeur Xavier Garcia, ou encore les « projections d'ombres sur volumes pauvres » du scénographe Patrick Puéchavy.

Ces éléments artistiques, visuels, physiques et sonores nous avons cherché à les mettre en relation  les uns avec les autres en les testant sur le web puis « indoor » en workshop et performances publiques à Rio de Janeiro et enfin dans une rue de la banlieue Nord de cette ville (favela da Maré), dans le cadre de la résidence "Carnet Sud/Nord 20".

Le texte/livret d'Ilda et Nicole n'est apparu qu'ultérieurement, issu justement de ces croisements d'expériences. J'ai alors mis mes propres mots, dans l'ombre de ceux, bien plus profonds que les miens, de trois écrivains lusophones monstrueux  liés par la langue et dont l'œuvre, profondément attachée au réel, ne cesse pourtant de s'en échapper et de l'attaquer : l'illuminé portugais Fernando Pessoa parce qu'il dialogue avec le Monde et Dieu, la poète pornographe brésilienne Hilda Hilst parce qu' elle dialogue avec les béances du corps , le non terrestre mozambicain Mia Couto parce qu'il dialogue avec la mort.
Alors, tout va bien, absence de problème, Mia Couto le dit : "les morts naissent tous le même jour, seuls les vivants ont des dates séparées" , Hilda Hilst confirme : "la maison de la truie c'est le nom qu'ils donnent à ma maison, tout m'entre à l'intérieur, tout sort... Il n'y a rien qui ne fasse qu'entrer?" et Fernando Pessoa enfonce le clou : "Où se trouve le monde ? Où se trouve le monde? Où y a-t-il des choses? Où y a-t-il des choses?"

Aboutissement de cette errance géographique, littéraire et esthétique, Ilda et Nicole est une rêverie  où les situations théâtrales s'enchaînent et s'associent pour décrire l'identité, l'intégrité d'un corps qui déborde, se démultiplie, se disperse en d'autres corps, subis ou choisis.
Dans ce conte moderne où les corps des acteurs, les images filmées, les musiques, mixés sur scène nous entraînent vers un théâtre musical de chambre fragmenté sarcastique et poétique, l'incarnation d'Ilda en Nicole n'est qu'un point de départ . Certes, l'esprit d'Ilda la petite, la douce-amère touchée précocement par la maladie de vivre puis s'observant déshabillée par la mort avec humour langoureux et d'infinis regrets, se pose, pour mieux l'envelopper, sur la plastique puissante et lumineuse de Nicole la taciturne. Mais les perturbations qui s'ensuivent ne tardent pas à contaminer la manière même dont se raconte l'histoire qui ne cesse alors de se discontinuer.....
J'habite ce corps qui n'est pas mon corps.... N'être pas celui qu'on est / être plusieurs / être ailleurs / ne plus voyager mais être soi-même l'exil / vivre avec ses propres fantômes...... Corps étranger mais qui n'est pas l'Autre puisqu'il prolifère en nous, à notre insu, Ilda/Nicole femme à tiroirs évolue donc à la limite du réel, du possible.. Un voyage mental dans un univers incertain et non résolu…









PRATIQUE

13 > 17 mars 2012
mar, jeu, ven 21h
mer, sam 19h30
durée 70 min environ
langues parlées et surtitrées : français, lari, portugais du Brésil et du Mozambique, xangana

RESERVATION : 01 40 03 72 23

achat en ligne sur fnac.com >>
ou sur BilletReduc >>

TARIFS >>
Tarif plein 23€
Tarifs réduits 16€ / 10€ / 6€ avec le carnet Paris-Villette.



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